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Eden-Esperance

Désolée pour le dérangement, ce blog est en refonte complète, Que Dieu vous Bénisse

Publié le par Monique
Publié dans : #A méditer

 

      A la suite du premier message de Pardon que j'ai écrit, j'ai eu une personne qui a laissé un commentaire :

 

 

     Bonjour Momoth. Tu nous parles ici de petit pardon...mais saches qu'il est certainement difficile de pardonner l'assassin de son enfant, ou de pardonner des horreurs inimaginables. Je crois vraiment que le pardon est une puissance libératrice mais c'est aussi un acte qui met longtemps à se construire, un acte qui coûte. Tes petits pardons sont indispensables et c'est bien de les avoir fait car beaucoup en resterait là. Mais peut-être que le Seigneur t'éprouves pour, qui sait, avoir à éprouver un vrai pardon plus tard,le pardon qui change les vies et qui libère, en effet. Prépares toi tout les jours à devoir affronter un gros pardon.

 

      Que le Seigneur te bénisse et te donne sa merveilleuse vision de l'amour et du pardon.

 

      Bisous.

 

A la suite de ce message j'ai eu la conviction que quelqu'un ne peut pas pardonner dans les grandes choses s'il n'apprend pas à pardonner dans les petites choses.

 

 Ce matin en partant au Culte j'ai repensé à ce message et je vais encore parler de moi car, lorque j'étais enfant j'ai vécu dans l'enfer de l'alcoolisme avec toutes les conséquences que cela peut avoir :

Mon père rentrait très souvent dans des états épouvantables. Dès fois, j'étais obligée d'aller le chercher au café, de le ramener à la maison, de le tenir dans la rue pour ne pas qu'il tombe, de subir le regard des autres. Un jour quand j'avais dix ans, j'ai voulu le tuer, parce que j'en pouvais plus, j'ai été prise d'un grande colère et c'est ma marraine qui s'est interposée.

 

 Quand il rentrait j'avais très peur de lui car il était méchant, avec ma mère ils se battaient. Souvent le soir, je partais  de la maison avec mes soeurs pour ne pas entendre les cris.

 

 Nous étions 4 enfants, et nous étions habituées à aider à la maison, un jour j'avais fait toute la lessive et le repassage pour toute la famille (6 personnes ce n'était pas rien), mon père, le soir quand il est rentré il est allé se coucher et puis il s'est relevé pour aller aux toilettes, il s'est trompé de porte, je vous laisse comprendre la suite etc...

 

 En dehors de son alcoolisme, mon père était un être extrêmement sensible. Ce qui était à l'origine de son alcoolisme : quand il est né, c'était en 1914, trois mois avant la première guerre mondiale,  en Belgique puisque ses parents tenaient làbas une entreprise de parapluies.

 

 La guerre ayant éclaté, ma grand mère l'a ramené bébé chez sa mère (à elle) en Auvergne. Il y est resté 4 ans, après quoi elle a voulu le reprendre, mais comme tout enfant qui est élevé par sa grand mère et n'ayant pas vu sa mère pendant tout ce laps de temps, il n'a pas voulu la suivre et est donc resté en Auvergne.

 

 A la suite de cela, toute  sa vie, mon père à été rejeté par ses parents. Quand il est parti à la guerre en 1939, il a été fait prisonnier en Allemagne, et là, il a vu des familles entières fusillées devant lui (hommes, femmes et enfants). Il en a été traumatisé. Il ne m'avait jamais caché qu'à l'époque, il avait fait la connaissance d'une femme polonaise qu'il aimait vraiment, avec qui il a vécu, et avec qui, il a eu un enfant. Cette femme à dû retourner dans son pays avec l'enfant.

 

 Quand il est rentré en France après la guerre, il les a recherché mais en vain. Il s'est marié avec ma mère, qu'il avait connu avant la guerre, et il nous a eu. Mais il m'a toujours parlé de ce fils qu'il a eu. Il s'est mis à boire, et il dirigeait des entreprises et de parapluies et de déminage en Normandie. Il s'est fait avoir par des personnes mal intentionnées, bien sûr, il a tout perdu. et donc il a continué à boire et à boire et à boire.

 

 Au sujet de ce demi frère, je souhaiterai sincèrement le retrouver, le connaître etc...

 

  Nous, enfants, mes soeurs et moi, nous en avons pati parce que toute la famille en parlait et nous reprochait plein de choses : nous étions les filles de ...l'alcoolique, nous entendions toujours dire que nos parents étaient des incapables etc...

 

 

 Nous vivions des choses difficiles, comme je racontais à mon pasteur ce matin. Quand nous ne voulions pas manger la soupe, nous étions enfermées dans une cave.

 

 

J'avais toujours peur quand mon père rentrait du travail, j'allais me cacher, il lui arrivait même de rentrer par la fenêtre quand nous le laissions dehors.Je me souviens d'une fois ou ma soeur ne voulait pas manger parce qu'il n'y avait pas de viande, mon père l'a empoignée et l'a fait mettre à genou sur le dos d'un couteau, je ne sais pas si vous vous rendez compte de cela ??

 

Quand ma mère n'avait pas payé l'électricité et que l'agent venait pour se faire payer, nous devions nous cacher pour ne pas répondre.

 

 

A la suite de tout cela, ma grand mère m'a fait enlever de la maison pour me mettre en internat à 9 ans. Je ne rentrais que le week end, et petit à petit je ne rentrais plus que tous les trois mois

 

 

 J'ai eu un accident de voiture, je suis restée plus d'un an sans pouvoir me servir de mon bras, j'ai pardonné de suite à ceux qui sont à l'origine de cet accident.

 

 

 

 J'ai pardonné pour toute ces choses, absolument toutes et à tout le monde !

 

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momoth 14/05/2007 12:44

Oui tu as raison il faut demander à Dieu de t'aider à Pardonner et il mettra les mots dans ta bouche.

Lilah 14/05/2007 12:02

Tout à fait d'accord une fois de plus sauf que pardonner n'est pas toujours chose aisée même si c'est libérateur. Pour faire court, une personne très proche m'a blessée et blessée est un mot bien faible comparé au mal qu'elle m'a fait subir, les séquelles sont encore présentes aujourd'hui et ça date de cinq ans... et à l'époque, je savais que même en voulant lui pardonner, j'en étais incapable tant la blessure était profonde. Je l'ai dit à Dieu, sans rien lui cacher de mon incapacité à le faire et c'est Lui-même qui a mis le pardon dans mon coeur. Sans cette intervention divine, je n'aurais (très sincèrement) pas pu pardonner. Le pardon ne se limite pas à quelques excuses, il faut que le repos du coeur arrive derrière et c'est là qu'on voit ce que vaut notre pardon... Bonne journée :-)