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Eden-Esperance

Désolée pour le dérangement, ce blog est en refonte complète, Que Dieu vous Bénisse

Publié le par Monique
Publié dans : #A méditer

Je viens de vous écrire sur ce livre deux articles et je vais vous dire une chose : Jésus dans la Parole de Dieu nous parle déjà de ce que c'est que  l'enfer : Eh oui ! jugez plutôt dans l' Evangile de Luc au chapître 16 verset 19, voici ce qui est écrit :



Il y avait un homme riche qui était vêtu de pourpre et de fin lin, et qui chaque jour menait joyeuse et brillante vie.

Un pauvre couvert d'ulcères, du nom de Lazare, était couché à son portail.

Il aurait désiré se rassasier de ce qui tombait de la table du riche; même les chiens venaient lécher ses ulcères.

Le pauvre mourut et fut porté par les anges dans le sein d'Abraham. Le riche aussi mourut et fut enseveli.

Dans le séjour des morts, il leva les yeux ; et, en proie aux tourments, il vit de loin Abraham et Lazare dans son sein.

Il s'écria : Père Abraham, aie pitié de moi, et envoie Lazare, pour qu'il trempe le bout de son doigt dans l'eau et me rafraichisse la langue; car je souffre dans cette flamme.

Abraham répondit :"Mon enfant, souviens toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie et que de même Lazare a eu les maux, maintenant il est ici consolé, et toi, tu souffres .

En plus de tout cela entre nous et vous se trouve un grand abîme afin que ceux qui voudraient passer d'ici vers vous ne puissent le faire, et qu'on ne parvienne pas non plus de là vers nous".

Le riche dit :" Je te demande donc, père, d'envoyer Lazaredans la maison de mon père; car j'ai 5 frères. Qu'il leur apporte son témoignage, afin qu'ils ne viennent pas aussi dans ce lieu de tourment".

Abraham répondit : "ils ont Moîse et les Prophètes; qu'ils les écoutent".

Et il dit :"Non, père Abraham mais si quelqu'un des morts va vers eux, ils se repentiront".

Et abraham lui dit : S'ils nécoutent pas Moïse et les Prophètes, ils ne se laisseront pas persuader, même si quelqu'un ressuscitait d'entre les morts.

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jeannot 28/11/2006 21:09

Luc 16 :  Le riche et Lazare
 

La parabole des cinq frères est étroitement reliée à la parabole du riche indifférent. Cette proximité fait apparaître sans ambiguïté le sens symbolique de celle-ci. L'évangéliste y stigmatise l'attitude passée du judaïsme: porteur de valeurs universelles évoluées, il a laissé le monde païen à sa porte sans partager cette richesse. Bien au contraire, il l'a récupérée en un déploiement politique et religieux .
 

La deuxième parabole sous-entend qu'après le désastre, beaucoup se posaient la question du sens qu'il fallait donner aux événements et de l'attitude qu'il fallait adopter vis-à-vis des rescapés. Chez les chrétiens, les esprits comme les avis devaient être partagés car, dans leur groupe, il s'agissait de bien autre chose que d'un soutien charitable .
 

L'influence récurrente du judaïsme dans les premières communautés s'explique facilement.
 

Ce développement présente de façon ordonnée les ruptures inévitables que les "chrétiens de ce temps" doivent assumer avec le judaïsme. Il confronte la conception juive du salut, basée sur la Loi et la conception chrétienne, nourrie de la résurrection de Jésus
 

CONTEXTE.
 

= Un premier verset nous porte à la racine de la conception juive : "vous êtes de ceux qui se justifient eux-mêmes en présence des hommes" (16/15).
 

Pour nos esprits modernes, cette phrase peut prêter à contresens en raison de l'évolution des mots… Il n'est pas faux d'y voir une condamnation du "style" qu'adoptaient certains rabbins. Mais la "faille" est beaucoup plus profonde. "être justifié" implique une dimension religieuse. Seul Dieu peut justifier, c'est-à-dire déclarer que quelqu'un est juste, car "être juste" consiste à être et à faire ce que Dieu veut que nous soyons et que nous fassions. En pensée pharisienne, c'est par la stricte application de la Loi que l'homme est justifié ou se fait passer pour tel. Il s'agit donc d'une condamnation beaucoup plus radicale de la référence essentielle qui soutient la foi juive, à savoir l'exclusivité de la Loi.
 

= Le deuxième verset situe la conception chrétienne en "enchaînement" et "mutation" de la précédente : °La Loi et les Prophètes vont jusqu'à Jean; depuis est annoncée la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu et tout homme est invité vers lui" (16/16)..
 

La concision de l'évangéliste oblige à "peser les mots" et surtout à préciser le sens qu'ils avaient en ce temps.
 

Les juifs n'accueillaient pas la Torah dans l'esprit restrictif que nous donnons à l'idée de commandements. La Torah exprimait - ou était censée exprimer - les "mœurs de Dieu". Dieu étant la vie, la vie totalement épanouie, l'homme ne peut s'épanouir lui-même qu'en reproduisant ce qu'il peut percevoir en Dieu. En Moise, le peuple juif avait été bénéficiaire de cette révélation…
 

L'activité qu'avait menée les "prophètes" n'était pas réduite à une annonce" de l'avenir. Le mot grec définit le prophète comme porte-parole qui traduit la pensée et la volonté divine en faveur de la communauté.. Il est donc normal de le situer en lien étroit avec la Loi, il la rappelle et permet son approfondissement sous l'éclairage ou la pression de l'époque qui lui est contemporaine.
 

Quant au mot "Bonne Nouvelle"; il avait été repris par les chrétiens en écho d'Isaïe 40/9. Il évoquait la "venue de Dieu" dans une ambiance de paix et de joie.
 

Luc précise ainsi deux temps d'histoire : "le temps de la Loi et des Prophètes" et "le temps de la Bonne Nouvelle du Royaume". La progression apparaît ainsi nettement: 1. Dieu a parlé individuellement à Moïse et lui a remis la Loi… 2. les prophètes ont rappelé cette Loi et ont précisé sa mise en œuvre au long des générations juives… 3. Jésus a réalisé une présence encore plus intime de Dieu et sa résurrection lui permet de poursuivre cette intimité en extension universelle…
 

Autrement dit, le mouvement même "de la Loi et des prophètes" fait aspirer à une connaissance plus poussée du monde divin et à une intimité plus étroite avec son engagement dans le monde. La présence de Jésus ressuscité sur nos routes humaines constitue cette ultime révélation.
 

= Les paraboles que nous lisons aujourd'hui se présentent comme des conséquences de ce qui a été ainsi présenté. Pour Luc, l'attitude de l'homme riche n'est pas un défaut "accessoire" dont il aurait du se corriger,. c'est la conception juive qui aboutit à l'individualisme et l'histoire ne fait que le confirmer… Quant au fossé entre les deux conceptions, il est tel que la conversion semble bien difficile, impossible dans le contexte juif. (voir Marc 4,12)
 

Inutile de préciser que la présentation de ce fil conducteur ne peut être faite qu'en annonçant l'omission du "découpage" et en présentant les perspectives qu'ouvrent ces versets. C'est là une forme de fidélité que nous n'aimons guère mais elle est préférable à un commentaire nébuleux.
 

Il est absurde de voir dans ce texte une "révélation" sur l'enfer .
 

 Pendant longtemps, comme les peuples environnants, les juifs avaient imaginé la survie des morts comme une ombre d'existence, sans valeur et sans joie. Les défunts étaient censés descendre au "shéol", lieu profond de la terre, au delà de l'abîme souterrain, dans une obscurité profonde.
 

Il est possible également de rapprocher la présentation de Luc d'une autre histoire qui circulait dans les milieux juifs de ce temps sous le titre : "le pauvre scribe et le riche publicain Bar-Majan". Elle est rapportée dans le Talmud palestinien. Le deuxième volet présente le publicain au bord d'une rivière et cherchant à atteindre l'eau sans pouvoir y arriver.
 

 
 

°- La première parabole ne s'attarde pas sur le cas de Lazare. Cette parabole est la seule où un nom est donné à un personnage fictif, il correspond à l'hébreu "Eléazar = Dieu aide". La mention des chiens exprime le mépris et l'état d'impureté de ceux qui viennent en aide au malheureux.
 

Une résonance "religieuse" affecte donc son état. Selon la pensée pharisienne, partagée par d'autres courants juifs, il ne peut être qu'un grand pécheur puisque Dieu ne lui a pas accordé la récompense de la richesse. A cette place, Luc ne s'attaque pas directement à cette fausse interprétation, le retournement de situation lui paraît suffisamment parlant.
 

°- Ne faisons pas d'étude psychologique en ce qui concerne les sentiments "post mortem" que l'auteur prête au riche, particulièrement le souci de ses cinq frères. Il voit en ceux-ci les juifs qui lui sont contemporains. Une première génération n'a pas "reconnu" Jésus et l'a crucifié… même si l'ambiance a été profondément modifiée par la destruction du Temple et la ruine de la Palestine, les générations suivantes sont affrontées au même choix fondamental…
 

°- Il est intéressant de noter que l'utilisation de la résurrection comme "argument" de conversion semble appeler bien des réserves de la part de l'évangéliste. Les Actes des Apôtres nous livre une expérience de ce genre à Athènes lors du deuxième voyage missionnaire de Paul (17/32).
 

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D’un site protestant
 

La troisème rupture est sur la question des peines éternelles, sur les bases bibliques nous sommes amenés à croire que Dieu est bon. Selon la théologie évangélique traditionnelle les gens qui n'ont pas entendu parler de Jésus Christ, ceux qui n'ont pas compris, et les méchants endurcis finiront dans l'étang de soufre, pour l'éternité.
 

.
 

Un exégète biblique rappellerait que :
 

. l'homme est une créature, et l'immortalité appartient seulement à Dieu (1 Tim 6:16). Dieu est le sauveur de tous les hommes en particulier de ceux qui croient (1 Tim 4:10) et l'oeuvre de justice d'un seul est l'occasion de la vie pour tous les hommes (Rom 5:18). Chacun est jugé par son propre système de valeur car il existe une révélation naturelle et une grâce commune qui explique comment se comporter (Romains 1:18-23)
 

L'éternité des peines implique donc que Dieu fasse revenir à la vie ses créatures pour pouvoire les tourmenter. Et cela pose un problème alors (non pas à Dieu) mais à l'image que nous en avons.L'inerrance biblique d'ailleurs n'était pas supportée par John Stott qui parlait de « fiabilité »
 

JND :
 

«  Le Juif, ayant choisi ce monde, l’a perdu et l’invisible aussi : et celui qu’il tenait pour misérable se trouve dans le sein d’Abraham. Toutes les expressions de la parabole du riche et du pauvre Lazare font voir que cette parabole se lie avec la question de l’espérance d’Israël, et l’idée que les richesses étaient une preuve de la faveur de Dieu : idée qui, toute fausse qu’elle fût dans tous les cas, même en Israël, se comprend pourtant, si ce monde est la scène du bonheur sous le gouvernement de Dieu. »
 

 
 

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2) Ce n’est pas de la position terrestre que dépend le salut ou la perdition, mais du fait que l’on reçoit Christ ou qu’on le rejette ; mais ce point n’est pas touché directement ici. Le Seigneur a pour but de détruire les fausses idées et les prétentions des Juifs, et surtout des pharisiens. Ceux-ci estimaient que les richesses étaient une preuve manifeste de la faveur de Dieu. Il est bien vrai que, sous l’économie judaïque, les justes avaient la promesse de bénédictions terrestres. Mais d’abord les Juifs avaient manqué en ce que Dieu leur avait confié, comme l’économe infidèle (voyez le commencement du chapitre), et les pharisiens, qui prétendaient avoir droit aux faveurs de Dieu, étaient avares (vers. 14) et égoïstes, ils jouissaient injustement de leurs richesses (vers. 9) sans en faire part, et méprisaient les pauvres. Il en était de même pour les privilèges religieux. Ils repoussaient les publicains (chap. 15:2 ; 19:7), et n’auraient pas voulu avoir affaire avec un Gentil, et eux-mêmes n’écoutaient pas Moïse et les prophètes, puisqu’ils rejetaient le Messie. Ils avaient choisi la terre pour leur portion et voulaient, quoique n’y ayant aucun droit, en jouir en se parant de beaux dehors religieux.
 

Mais le Seigneur lève le voile qui couvre le monde invisible, et leur fait voir le vrai résultat de leur conduite. Un Juif riche, mais égoïste, qui a vécu pour lui-même et qui n’a pas écouté Moïse et les prophètes, se trouve dans les tourments ; le pauvre, méprisé, souffrant, va dans le sein d’Abraham, dont il a sans nul doute partagé la foi. C’est ainsi que, dans une autre occasion, les enfants du royaume, incrédules, sont jetés dehors, et les croyants des nations introduits dans le royaume avec Abraham, Isaac et Jacob (Matthieu 8:11-12 ; voyez encore 15:21-28). Jésus lui-même, pauvre, méprisé et rejeté, entre dans la gloire. Tout ceci nous montre donc que Jésus voulait faire sentir le contraste entre les fausses idées des Juifs et la réalité selon Dieu ; en même temps il montre pourquoi les Juifs sont rejetés.
 

 
 

 
 

Momoth 04/12/2006 18:53

D'abord permettez moi de m'excuser pour ne pas avoir répondu plutôt. Il faut savoir que j'ai retranscrit absolument point par point ce passage de la Bible sans rien avoir changé. Vous écrivez :  "L'évangéliste y stigmatise l'attitude passée du judaïsme: porteur de valeurs universelles évoluées, il a laissé le monde païen à sa porte sans partager cette richesse. Bien au contraire, il l'a récupérée en un déploiement politique et religieux ".
Les évangélistes sont des personnes que Dieu a choisi pour transmettre Sa Parole et donc il ne peut pas avoir récupéré à des fins quelconques politiques ou religieuses sinon on fait de la Bible un livre de mensonges et donc Dieu menteur puisque c'est Sa Parole.
Je ne suis pas d'accord avec : La concision de l'évangéliste oblige à "peser les mots" et surtout à préciser le sens qu'ils avaient en ce temps. Je crois qu'il ne faut pas aller chercher avec nos raisonnements humains, et encore moins avec des grandes idéologies, je crois que Dieu est extrêmement simple.
Vous écrivez ceci : Il est absurde de voir dans ce texte une "révélation" sur l'enfer . Le mot enfer fait peur à tout le monde alors il ne faut surtout pas en parler, c'est tabou de parler de l'enfer (bon c'est vrai que la Bible parle de la géhenne).  Mais pendant qu'on ne dise pas la vérité, la plupart des gens veulent entendre un évangile à l'eau de rose mais Jésus a été clair là dessus ! 
L'éternité des peines implique donc que Dieu fasse revenir à la vie ses créatures pour pouvoire les tourmenter. Et cela pose un problème alors (non pas à Dieu) mais à l'image que nous en avons. Dieu ne fait absolument pas revenir à la vie ses créatures il veut que nous réussissions notre examen de passage sur cette terre et il voudrait que nous soyons tous sauvés. Une fois que nous serons mort physiquement nous irons là ou nous devons aller. Il est écrit dans la Bible que Dieu voudrait que tous nous soyons sauvés. Pouvez vous me dire dans quel univers se trouve John Stott maintenant ? John Stott est un être humain, Dieu est Dieu.
Ce n’est pas de la position terrestre que dépend le salut ou la perdition, mais du fait que l’on reçoit Christ ou qu’on le rejette ; mais ce point n’est pas touché directement ici.  Je suis désolée pour vous mais si c'est vrai que c'est Le fait de croire au Sacrifice de Jésus à la Croix qui sauve, ce qui est moins vrai, c'est que tous les chrétiens seront sauvés ! Il faut le dire et le crier haut et fort ceux qui seront sauvés seront ceux qui auront fait la Volonté de Jésus et qui auront  réellement mis leur vie en règle. Cela dit je ne me permettrait pas de dire si telle ou telle personne est sauvée ou perdue car nous aurons la surprise là haut. Et nous aurons certainement de grosses surprises .