les missionnaires

Dimanche 18 mars 2007

Chers amis d´Israël

 

« Votre présence ici en Israël nous fait du bien » nous dit un couple juif de France (retraité) venu pour quelques semaines de vacances.  Ils sont tout heureux de rencontrer des non-juifs et de plus des français car, malheureusement, rares sont les non-juifs français à venir visiter Israël ! "Ici, nous nous sentons en sécurité, malgré tout et nous sommes chez nous", nous avoue-t-il. Ce que nous entendons souvent, malgré les terroristes et les menaces de guerres. A suivi une longue conversation au sujet du judaisme/chrétienté auquel un autre couple s´est joint. Comme cadeau d´au-revoir nous leur avons donné 2 exemplaires du « Berger d´Israël » que nous avions `par hasard´ avec nous. Prions pour qu´ils soient touchés.

 

Un autre jour, dans un bus à Jérusalem, une juive américaine s´est presque évanouie devant nos yeux par manque d´air, en ce jour un peu étouffant. Personne n´a pris soin d´elle sauf... Joseph. Il l´a dirigée vers le chauffeur et lui a demandé d´ouvrir la porte pour qu´elle puisse respirer. Cette dame a ensuite échangé le N° de téléphone avec Joseph. Le lendemain, elle nous rend visite pour nous remercier. Suit une belle conversation sur le judaïsme/chrétienté. Elle questionne : « pourquoi vous êtes-vous occupé de moi alors que les juifs n´ont pas pris soin de moi, est-ce cela être chrétien » ? Elle avait déjà rencontré des chrétiens et a désiré connaître davantage au sujet de notre foi.

 

Un jour, une dame dans un bus nous entend parler en français. Elle pose certaines questions à Ilse qui répond avec simplicité. Puis elle propose de nous aider dans un domaine particulier si nous avons besoin. Et nous donne sa carte de visite « ambassadeur d´un pays africain.

 

Quelques uns se sont demandé pourquoi nous avons arrêté nos services auprès de l´organisation américaine qui nous a invités à venir à Jérusalem.

Il est vrai que l´attente de CFI a été plus grande que ce que nous pouvions leur apporter - surtout sur le plan administratif (la moitié de notre temps). 

Ilse, remplie de bonne volonté, a eu des difficultés de travailler avec l'ordinateur ce qui a été vu comme refus et manque de volonté...

 

Suite à une faiblesse de coeur, un médecin lui a recommandé de réduire les heures d´activité.

La proposition de travailler à mi-temps n´a pas été acceptée. Qu´on ait 17 ou 70 ans - notre principe, nous dit le jeune directeur, est que tous doivent travailler au même rythme...

En fait, nous sommes venus pour visiter les survivants, les victimes d'actes de terrorisme, les éthiopiens, les soldats etc. Mais on nous a affectés à l´équipe de visite seulement des survivants de la Shoa.

Venus comme volontaires, nous nous attendions à trouver de la compréhension (souplesse) au sujet des services que nous étions prêts à rendre.

Je ne pouvais pas permettre qu´Ilse souffre de ce stress au bureau.

 

Actuellement libres, nous pouvons visiter davantage notre environnement. Très bon contact avec notre église messianique d´ici (le responsable est le fils de ZVI dont plusieurs connaissent son livre émouvant de témoignage, un rescapé de la Shoa).

D´autres choses se préparent pour nous...

 

Joseph a trouvé quelques orateurs pour la conférence afro-israelienne en août , non pas au Bénin mais, cette année, en Côte d´Ivoire. L´ambassadeur d´Israël en Côte d´Ivoire, que nous avons connu l´an dernier à Jérusalem, a promis d'honorer par sa présence. Il est important que des gens (prédicateurs) d'ici (juif ou non-juif) parlent des réalités d´Israël.

 

Comme l'an passé, grâce à cette liberté, nous rencontrons les personnes que le Seigneur met sur notre route et pouvons être davantage à l'écoute.  La semaine dernière, nous avons participé à une réunion chrétienne où un ex-rabbin nous a présenté, avec la profondeur de l'âme juive régénérée, la personne de Yeshoua... Il s'est séparé de tous les signes extérieurs qui étaient sur lui auparavant : vêtements noirs, longue barbe etc...

Avec toute notre affection en Yeshoua

Joseph et Ilse

 

Par Momoth
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Dimanche 18 mars 2007

Chers amis d'Israël,

Oui, notre "escapade", comme nous écrit un frère de France à Hebron (et non à Bethlehem) s'est bien passée. Nous sommes une équipe de 5 personnes dans notre bureau des "survivants de la Shoah": une hollandaise, une suissesse, une russe. Ce sont elles qui établissent le programme que nous suivons (avec confiance); elles ont des années d'expériences.

Dès notre descente du bus à Kiryat Arba (lieu où mourut Sarah - mentionnée dans la Genèse 23), nous entendons des tirs venant d'Hébron (un coin chaud israélo-arabe et lieu saint des 3 religions à cause du tombeau des patriarches).Vite, nous rentrons dans une maison pour la visite d'une vieille dame russe.  

 

 

 

Il y a quelques années, cette veuve est venue, toute seule (sans famille), faire son aliya. Une vraie Babouchka russe, toute "mignonne", avec un grand cœur et bcp de sensibilité mais vivant dans une pauvreté totale dans une seule pièce de 3m2 envir. Diabétique, jambes enflées, personne n'est disponible pour l'accompagner et faire quelques pas à l'extérieur de cette pièce; difficulté de respiration etc. Avec une seule plaque électrique pour cuisiner; son lavabo sert d'évier; son assiette et sa casserole s'y trouvaient encore. Elle a les larmes aux yeux - et surtout quand Joseph lui parle du Dieu d'Avraham, d'Isak et de Yakov, de Moshe etc. Elle demande de prier pour elle. C'est rare, car cela ne se demande qu'au rabbin – s'il y en a un dans les environs. "Les rabbins lisent mais ils ne comprennent pas "…disait un jour une autre vieille dame.

 

 

 

L'autre veuve âgée de plus de 80 ans a le cancer; est sous chimio. De forte corpulence, difficulté à marcher et même à se lever, elle ne sort plus. Sa fille vit avec elle et son mari ainsi que 2 petits enfants.  CFI aide selon les besoins, pour couvrir par ex. les frais de médicaments qui ne sont pas remboursés.

 

 

 

La 3°dame russe vit seule. Pour nous trois, elle a préparé un petit repas. Elle aussi se met facilement en larmes : douleurs physiques du passé encore présentes dans son corps, la solitude etc…

Il fait très froid ce jour-là, pluvieux et peu ou pas de chauffage dans les maisons.

 

 

 

Toutes aiment parler de leur temps de bonheur et de malheur en Russie ou en Ukraine. Un grand nombre sont passés par les camps de concentration en Ukraine. Peut-être avez-vous entendu parler de Babi Jar – Cette fosse où des centaines de juifs ont été massacrés et jetés l'un sur l'autre. Les enfants, encore vivants, étaient jetais dans ces fosses puis étaient ainsi recouvert de terre… Oh, comme cela nous fait penser au génocide dans notre cher Rwanda, en 1994.

 

 

 

L'au-revoir est un peu difficile; on s'attache à ces personnes.

Sur notre chemin de retour, une indication en hébreu 'Mamre' nous fait penser à ce passage en Genèse 18: "L'Eternel apparut à Avraham parmi les chênes de Mamré, comme il était assis à l'entrée de sa tente... C'est là qu'il a reçu la promesse d'un fils et que Sarah a ri…

Une autre indication vers un petit village: Efrata. Puis à droite, Bethlehem, la ville de David et le lieu de naissance de notre bien-aimé Sauveur.

Non loin de cette route se trouve le tombeau de Rachel - lieu de pèlerinage de juifs, car Rachel est leur mère, disent-ils (…"on a entendu des cris de Rama... Rachel pleure ses enfants…" Matth. 2). C'est le lieu où est enterré la matriarche biblique Rachel, la femme de Jacob, qui est décédée en donnant naissance à Benjamin.

La Bible est présente partout et c'est cela qui rend exceptionnel notre travail actuel.

Shabbt shalom! Au revoir et à bientôt de vous lire!     Vos Ilse et Joseph

Voici le témoignage d'un juif d'Israël qui répond à la question: "qu'est-ce qui vous attire le plus à Jérusalem"?:

 

 

 

"Ce qui m'interpelle le plus, ce n'est pas le mur de lamentation (kotel), évidemment il interpelle chaque juif - c'est justement la vieille ville dans son ensemble : les ruelles.

 

 

 

Quand vous vous promenez dans les ruelles de la vieille ville de Jérusalem vous voyez s'accomplir la prophétie de Zacharie qui dit "qu'à la fin des temps, des jeunes et des vieux se promèneront dans les rues de Jérusalem".

 

 

 

Aujourd'hui on est capable de réaliser cette prophétie : que des gens (des juifs) peuvent se promener librement dans une Jérusalem réunifiée, et dans une Jérusalem que l'on a recréée de ses cendres. C'est quelque chose que je trouve extraordinaire : de se promener dans le quotidien - pas uniquement dans la prière (face au kotel) mais simplement, de la façon la plus naturelle qu'il soit. Se promener dans les rues de Jérusalem, pour moi, c'est un miracle quotidien - que l'on oublie peut-être - mais il faut se souvenir qu'il y a encore 60 ou 70 ans, c'était impensable.

 

 

 

Cette alliance du naturel avec la prophétie, c'est quelque chose qui me bouleverse (Zacharie 8, 4-5).

 

 

 

 

 

 

C'est cela aussi qui nous fascine toujours à nouveau. Depuis quelques jours, nous avons plus de temps pour visiter cette vieille ville qui attire le monde entier et aussi le pays. Qu'il est bon de regarder, en silence, les vestiges, les murs, entendre les prières et être ainsi en contact avec le passé et les prophéties.

 

 

 

 

 

 

Dans un précédent mail, nous vous avions parlé des problèmes de dos de Ilse puis d'un malaise de coeur. Après constat, le médecin a recommandé de diminuer les heures de travail (9h-17h), surtout d'ordinateur au bureau (la moitié de la semaine) - sans compter les 2h/jour de trajet ou attente de bus souvent combles.

 

 

 

Quelque soit l'âge (de 20 à 70 ans) ou la santé, CFI a soutenu que les exigences sont les mêmes pour tous sans exception. Pour ces raisons, il a fallu se séparer d'avec CFI. C'est avec regret que nous n'irons plus visiter ces chers survivants. Plutôt que de faire parler les survivants de leur temps dans les ghettos et dans les camps, Joseph a cherché à orienter leurs pensées vers l'avenir et vers Celui qui essuiera toutes larmes. Nous avons vécu de très bons moments ensemble.

 

 

 

 

 

 

                   Quelle HONTE de voir des dernières victimes de l'holocauste dans la pauvreté !

 

 

 

Cet article apparu récemment dans un quotidien "Jérusalem Post" a choqué bien des personnes ignorantes de cette triste réalité.

 

 

 

Il y a à peu près 70.000 survivants en Israël. "Je n'ai pas assez d'argent pour la nourriture, mais cela n'est pas trop grave, car j'ai été habitué a avoir faim dans mon enfance où je me suis nourri des plantes et des racines des forêts" répond celui-ci.

 

 

 

Parmi eux, beaucoup vont manger dans les "soupes populaires" et trouver des vêtements chez les oeuvres caritatives.

 

 

 

S'ils reçoivent env . 3000 shekels (env. 600€), c'est beaucoup! 2.100 sont donnés par le gouvernement comme pension et env. 800 comme réparation de l'Allemagne. L'Allemagne verse chaque année 200 millions dollars à Israël !

 

 

 

L'Allemagne, la France et l'Autriche donnent plus d'argent aux survivants qu'Israël, car ces pays sont responsables pour ces crimes.

 

 

 

Ces gens sont plus malades que d'autres. Beaucoup de survivants étaient enfants et adolescents à l'heure tragique. Ils ont besoin de beaucoup de médicaments, de thérapies psychologiques, (dépressions, attaques d'anxiété) et surtout de visites...

 

 

 

L'article de ce quotidien termine par cette question : En face de ces 70.000 pauvres survivants en Israël (à ne pas compter ceux qui vivent dans d'autres pays dans un état de pauvreté) - POURQUOI les donateurs, spécialement d'Amérique et d'Israël, donnent-ils des centaines de millions de dollars pour construire des nouveaux musée d'Holocauste, statues, monuments et mémoriaux - alors que les derniers survivants vivent dans un tel état ? Dans 10, 15 ans il n'y en aura plus ! Cette semaine encore; cinq d'eux vont mourir en Israël - c'est le moyen.

 

 

 

 

 

 

Les jours de shabbat, nous fréquentons (à pied) une assemblée messianique tout près de chez nous, dans un kibboutz (Ramat Rachel). C'est une jeune et dynamique église qui se réunit dans une salle à manger du kibboutz. Après la réunion, tout le monde se met à ranger les tables et les chaises. Le responsable est un des fils de Zvi Kalisher dont plusieurs connaissent son livre "Zvi". Invités chez lui dans sa famille nombreuse, nous avons passé de précieux moments ensemble.

 

 

 

 

 

 

Après un temps de pluie - voilà le printemps. Les températures à Jérusalem sont plus basses qu'ailleurs et les nuits encore fraîches. Il y a toujours un vent plus ou moins fort.

 

 

 

 

 

 

Chers amis, Ilse va bien, maintenant, après avoir pris des fortifiants. Que notre Seigneur conduise toutes choses selon Sa volonté et que nous soyons encore utiles, ici, durant le temps qui nous reste.

 

 

 

Merci pour vos prières et pour vos dons accordés spontanément - en témoignage de votre amour et  de votre confiance envers nous.

 

 

 

Bien fraternellement à chacun personnellement.

 

 

 

Ilse et Joseph

 

 

 

Par Momoth
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Dimanche 18 mars 2007

Chers amis d'Israël,

Non, nous ne nous sommes pas perdus dans ce pays du grand Roi…! 

Bien arrivés le 4 Janvier comme prévu - bien installés dans l'appartement et bien commencé notre "travail" au Centre (C. F. I.) "Christian Friends of Israel".

Intégrés dans une petite équipe (quatre avec nous), nous allons visiter des rescapés de la Shoa (Holocauste). C'est émouvant surtout pour moi en tant qu'Allemande. J'ai eu quelques cauchemars après la première visite.

Le lendemain, au bureau, je dois écrire un rapport sur chaque entretien. Je me suis demandée si je pouvais bien continuer ces visites... Mais maintenant ça va mieux. En voiture, nous nous déplaçons souvent dans le pays (vers Haïfa la semaine dernière par ex. et hier dans le Nord jusqu'à Afula) avec une Suissesse au volant. Combien c'est verdoyant le long de la Vallée du Jourdain en direction de Beit Shean et que de plantations et de serres…! La route était bonne et calme ! Heureux toutefois d'arriver le soir chez nous à Jérusalem.

La pluie ici est une bénédiction et on prie pour en recevoir d'avantage afin que les rivières et les fleuves se remplissent de cette bénédiction d'En-Haut.

Les bruits de guerre ne cessent pas, mais nous continuons à consoler le peuple d'Israël. Et en consolant, nous sommes nous même consolés et bénis.

Veuillez prier pour notre protection sur les routes, en bus, à pieds, en voiture… Et afin qu'en tous lieux, nous soyons des porteurs de bénédictions pour les autres.

Veuillez ne plus nous envoyer le courrier à la maison (la boîte à lettres est cassée et ouverte à tous), mais au Centre C. F. I.

 

 

Pour aujourd'hui, de retour d'un long voyage et fatigués. C'est épuisant de parler presque toujours en anglais au bureau, mais aussi en allemand avec des collègues et en yiddish lors des visites.

Nous vous saluons avec un chaleureux Shalom!  Merci pour les premiers courriers reçus et encourageants !

 

 

 

Ilse et Joseph

 

 

  

Nous avons visité un Juif âgé de 96 ans dans sa maison. Il a perdu toute sa famille dans les Camps. Je lui ai dit que c'était un honneur pour moi, une allemande, de rentrer dans une maison juive et de lui demander pardon pour le mal que mon peuple a fait... Ensuite Joseph l'a pris dans ses bras. Il en était très ému!

 

 …."Je suis ému d'une grande jalousie pour Jérusalem et pour Sion et je suis saisi d'une grande irritation contre les nations orgueilleuses…

Sur tes murailles, Jérusalem, j'ai placé des gardes. Ils ne se tairont ni jour ni nuit…"

Ainsi parle l'Eternel !

 

 

Si vous désirez les soutenir écrivez moi et je transmettrai.

 

 

 


Par Momoth
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Lundi 19 mars 2007

Ilse : "c'est beaucoup". Le docteur : "500".

 

 

Ilse : "C'est encore trop" – "alors : 300"!

 

 

 

 

L'autre semaine, Joseph est allé voir un médecin Iranien pour remplir un papier (Sécurité Sociale). Que voit-il ? la porte de son cabinet de consultation ouverte – et lui, allongé sur un canapé regardant la télévision – dans l'attente de clients éventuels…

 

 

 

 

Vous êtes-vous offerts des fleurs à la Saint Valentin ? "Les cœurs européens devront bcp aux horticulteurs israéliens. Jusqu'au 14 février, pas moins de 5.000 tonnes de fleurs israéliennes sont exportées à cette occasion, soit 125 millions de fleurs pour 115 millions de shekels" (1€ = 5,45 shekel)

 

 

 

 

Nous aimerions partager ceci avec vous : dès notre arrivée, nous avons eu des frais d'installation inattendus (500€ env.). Il n'y avait pas grand-chose dans la cuisine : pas de couvert, casseroles, seau, un petit meuble pour le petit salon, une table de cuisine... L'appartement est situé en plein nord et n'est chauffé que de 17h à 22h, il fait froid dès le matin (6° minimum) et le week-end, nous avons eu besoin d'un chauffage. Maintenant où Ilse est à la maison pour se reposer, elle a besoin du chauffage toute la journée. Pouvons-nous vous demander une aide particulière à ce sujet ?

 

 

 

 

Merci beaucoup d'avance – et merci aussi de continuer à nous encourager par vos courriers ou courriels ! 

 

 

 

 

A bientôt d'autres nouvelles.

 

 

 

 

Shalom depuis Jérusalem.  Ilse et Joseph.

Si vous voulez leur écrire ou les aider, je vous invite à écrire à l'auteur du blog qui transmettra.

 

 

Par Momoth
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Lundi 19 mars 2007

Invités par une Eglise d'Afrique, et âgés de la quarantaine, nous sommes partis comme missionnaires en Février 1984. Nous avons œuvré au sein des églises existantes dans les pays du Grand Lac : ex-ZaYre, Burundi et Rwanda. En 1989, parents sans enfant, nous avons construit un orphelinat sur une grande île pouvant accueillir plus de 15 orphelins. Le génocide de 1994 au Rwanda a suspendu pour un temps nos activités en Afrique jusqu'en 1999.

 

 

 

Joseph Pendant ces années, j'ai été appelé à évangéliser souvent en plein air, campus universitaires et dans les églises; invité à donner des séminaires de formation pour responsables d'églises; à diriger et à enseigner dans un institut biblique du Rwanda.

 

 

 

Après l'équivalent de 3 années d'études à l'Institut Biblique Emmaüs (Suisse) et l'obtention d'une licence à la Faculté de Théologie d'Aix en Provence, j'ai été conduit à enseigner dans plusieurs instituts bibliques du Burkina Faso.

 

 

 

lise J'ai eu la joie d'accompagner Joseph dans des tournées africaines. Début 1989, un petit orphelin m'est confié, puis 2, 3 et jusqu'à 15. J'ai animé et dirigé cet orphelinat.

 

 

 

J'ai participé aux activités de femmes dans les églises où les questions de couple et de famille ont souvent été abordées.

 

 

 

Les cours de religion dans les écoles m'ont pris l'autre part de temps.

 

 

 

La vie des femmes africaines, la joie des enfants au milieu de leur pauvreté m'ont très enrichie.

 

 

 

EsaYe 58,7 m'a souvent interpellé et appelé à aller le mettre en pratique.

 

 

 

En 2001, grâce au fmancement de l'ambassade de mon pays (l'Allemagne) un Centre de veuves a été ouvert à Ouagadougou au Burkina Faso. Les activités de couture, tissage etc. ont débuté grâce à la présence de 5 veuves. Les aînés de leurs 15 enfants (orphelins) ont été scolarisés.

 

 

 

 

 

 

Puis une porte s'est ouverte dans les églises du Bénin.

 

 

 

 

 

 

Régulièrement, Joseph est invité à apporter de l'aide dans le domaine de l'enseignement de la Parole qui est maintenant le plus grand besoin dans les pays missionnaires.

 

 

 

Pendant ce temps, lise donne aussi des séminaires sur la Restauration de la famille, les 7 besoins de chaque enfant et comment accompagner d'une manière positive l'éducation des enfants.

 

 

 

Nos séjours bisannuels en terre africaine n'excèdent plus trois mois environ à chaque séjour.

 

 

 

 

 

 

                                                           L'Afrique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Je vous ai établis, afin que vous alliez , et que vous portiez du fruit et que votre fruit demeure. Jean15,16

 

 

 

 

 

 

Situé entre le géant nigérian et le minuscule Togo, le territoire du Bénin se présente comme un couloir d'environ 700 kilomètres de longueur, avec une étroite façade maritime (125 km) qui s'ouvre au nord sur deux pays sahéliens, le Burkina Faso et le Niger.

 

 

 

Avec une superficie de 112622 kilomètres carrés et 5,5 millions d'habitants (estimation de 1996 à partir du recensement de 1992), il s'agit d'un des pays les moins étendus et les moins peuplés d'Afrique.

 

 

 

La densité démographique, faible dans les régions septentrionales, est beaucoup plus forte sur la côte où se situent les capitales économique (Cotonou) et politique (Porto-Novo).

 

 

 

 

 

 

En Afrique sub-saharienne, la carence en fer est la principale cause d'anémie. Les femmes en âge de

 

 

 

 

 

 

procréer et les enfants constituent les groupes les plus vulnérables.

 

 

 

D'après les chiffres de l'OMS, l'anémie en Afrique toucherait 45 millions d'enfants de moins de 5 ans, 58 millions de femmes en âge de procréer et Il millions de femmes enceintes.

 

 

 

Environ 40% à 60% des enfants du pays ayant entre 6 et 24 mois courent le risque d'une interruption du développement de leur cerveau. La cause: les carences en fer.

 

 

 

On estime que 10,000 enfants béninois naissent chaque année avec des arriérations mentales causées par une carence en iode durant la grossesse.

 

 

 

On estime qu'environ 350 jeunes femmes béninoises meurent chaque année durant la grossesse ou l'accouchement. La cause: les carences sévères en fer et l'anémie.

 

 

 

Par an, environ 7,000 enfants béninois courent le risque de mourir dans la période immédiatement avant ou immédiatement après la naissance. La cause: l'anémie sévère chez leur mère etc.

 

 

 

 

 

 

NOTRE MINISTÈRE

 

 

 

Pour Joseph

 

 

 

- Formation des Pasteurs responsables de Régions ou de districts du pays.

 

 

 

- Formation de disciples dans différentes écoles bibliques.

 

 

 

- Séminaires dans différentes dénominations, en fonction des besoins et des invitations et sur l'ensemble du territoire béninois.

 

 

 

 

 

Pour lise

 

 

 

- Séminaires pour les familles: parents et enfants. - Exhortation et conseil auprès des jeunes filles. - Visite et aide auprès des veuves et orphelins.

Je rajoute que lorsque Ilse est venue dans mon Eglise à La Ciotat elle appris un chant qu'on mime  : Jésus est le Rocher de ma vie et s'est empressée de l'apprendre en Afrique.

 

 

 

 

 

 

Voir le témoignage de Ilse cliquez : ici

 

 

 

 

 

 

Voir le témoignage de Joseph cliquez : ici

 

 

 

 

 

 

Si vous désirez leur écrire ou les soutenir vous pouvez m'écrire je transmettrai

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Momoth
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Mardi 20 mars 2007

Témoignage personnel

En famille...


Orpheline de la 2ème guerre mondiale, j'ai très tôt compris ce que veut dire être" orphelin" ..
En Janvier 1945, devant l'arrivée de l'Armée Rouge de Russie que tous craignaient, ma mère, ma sœur, mon frère et moi (âgée de 7ans), nous avons dû nous enfuir de l'Allemagne de l'Est en laissant tout derrière nous.

Après des mois de vie de réfugiés, ensemble avec beaucoup d'autres femmes, enfants et vieux, nous sommes arrivés dans une région du Nord de l'Allemagne.

Cette région catholique nous a très mal accueillis car nous étions pauvres et protestants, venus de loin, du froid - de la Silésie, bref des inconnus. Les habitants de cette petite ville n'avaient jamais vu ni protestant ni réfugié.

La vie y était très difficile... Sur la grande place, j'entends encore des enfants crier derrière moi: F/üchtlings-Kind, F/üchtlings-Kind - qui veut dire: enfant réfugiés, enfant réfugiés.
On se méfiait de nous. Mais peu à peu, les habitants de cette petite ville, ont changé leurs habitudes envers nous. Ils ont vu que nous étions ni dangereux ni méchants.

A la fin de la guerre, nous attendions avec impatience le retour de mon père, prisonnier en Russie. Combien de fois nous sommes allés à la gare à l'annonce d'un transport de prisonniers pour chercher entre les visages de ces hommes marqués par la guerre celui de notre père - mais il n'est jamais revenu. Finalement, il a été déclaré "disparu"...

A cause des blessures infligées par les villageois et la disparition de mon père, j'ai commencé à me retirer des autres.

 
La peur de me faire des amis m'a gagnée - je suis ainsi devenue une enfant un peu solitaire.
 

J'aime me souvenir de ma mère qui était une femme courageuse, droite et honnête. Elle n'était pas querelleuse et était un modèle pour moi.
Elle m'aimait et je l'aimais. Nous étions comme des amies, presque des "complices".
Quand elle souffrait physiquement ou moralement, c'était en silence!

Ma confiance en elle était entière. Même jeune fille, je lui confiais tout et je ne gardais pas de secret envers elle. J'avais hâte de rentrer à la maison après le travail au bureau.
Les années ont passé et l'heure est arrivée de quitter la maison familiale!
Désireuse d'apprendre la langue française, je suis arrivée à Paris.
Peu de temps après, je fais la connaissance de mon futur mari.
Malgré nos différences de cultures et de religion (protestante - lui, catholique), le mariage est décidé.

Temps du mariage


Après quelques années de mariage, mon mari et moi, étions bien tristes, de constater que nous ne pouvions pas avoir d'enfants. Après avoir consulté de multiples spécialistes - nous avons dû nous habituer à la pensée de vivre sans enfants.

 


Temps de la conversion


En 1979, le Seigneur Jésus Christ nous donne
l'assurance de notre salut. Passés par une vraie repentance, nous étions persuadés d'avoir été justifiés par son sang.

Peu à peu j'ai compris que je n'étais pas sous une malédiction. Entièrement sous la grâce, la paix et la confiance m'ont gagnée. La tristesse, due à ma stérilité, s'en est allée.

Voir le témoignage de son mari cliquez :   ici

 

Voir son travail en mission cliquez :   ici

Si vous voulez lui écrire je transmettrai

 

Par Momoth
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Mercredi 21 mars 2007

Témoignage de conversion

L'enfance :

Je suis né dans une famille catholique de 5 enfants, près de la Manche. Peu après la guerre, mes parents, agriculteurs, émigrent dans le Midi. Six ans plus tard, un évènement bouleverse la vie de toute la famille. Notre père vient de mourir sous la roue d'une remorque, tirée par un cheval emballé. Il décède dans les minutes qui suivent. Une année plus tard (âgé de 9 ans), ma mère me place sur le conseil d'un prêtre dans un séminaire qui forme les futurs prêtres.

Sept années extrêmement difficiles car je n'arrive pas à m'épanouir dans cette vie religieuse, coupée du monde et de la famille. Vers 18 ans, après plusieurs essais, je quitte définitivement ce milieu afin de me préparer à la vie active. Des années de troubles se suivent remplies d'interrogations ??? comment et où trouver la vérité: dans les cathédrales, les basiliques, les bâtiments d'églises et lieux de pèlerinages? Non, car j'en ressors vide et insatisfait. Croire en Dieu, oui, d'accord - mais comment l'atteindre et lui parler? Vers 24 ans, un prêtre canadien m'invite à partir avec lui dans son pays pour devenir prêtre. Impossible de refuser car peut-être trouverai-je alors des réponses à mes questions. Mais, Dieu a un autre plan pour moi!

En ce même temps, je rencontre à Paris, une étudiante étrangère. Ilse. y est venue apprendre la langue française; est protestante, mais aussi insatisfaite de sa religion. Au début, la religion n'intéresse ni l'un ni l'autre ou guère. Nous sommes heureux de découvrir Paris ensemble, d'aller écouter des concerts d'orgue dans la cathédrale Notre Dame de Paris et dans d'autres églises; nous admirons les styles gothiques et romans, les bâtiments et les vitraux. Peu à peu, notre intérêt se porte sur la religion de l'autre. Mais Martin Luther ( qu'elle admire) - Non, je ne peux l'accepter, surtout pas son mariage avec une religieuse (quel scandale!... ) C'est une église renégate et une ennemie de la mienne, seule et véritable. :Elle me fait comprendre qu'elle ne peut pas accepter de croire au purgatoire, aux saints qu'il faut vénérer ou prier, aux messes ou aux prières pour les morts etc.

Le mariage :

La vie est belle eJ nous sommes heureux d'être ensemble à Paris -la ville des amoureux, dit-on! j'ose prononcer 'mariage' mais elle n'y pense pas encore car elle croit avoir un autre plan. Pourtant, deux ans plus tard, le mariage se concrétise en Provence. Pour plaire à ma famille, nous le célébrons à l'église catholique. Puis le bonheur des premières années semble s'envoler; nos deux tempéraments 'franco-germaniques' sont si différents; ils sont incompatibles! C'est ainsi, qu'en 7° année de mariage, nous n'avons plus envie de vivre ensemble. Elle songe quitter la France pour regagner l'Allemagne, son pays.

Réconciliation et conversion :

Mais voici que nous faisons la connaissance d'un ex-ermite, marié, qui expose des icônes. Il les commente si bien que nous sommes profondément touché. Il nous encourage à acheter notre première bible (de Jérusalem). Attirés par la profondeur de ses commentaires religieux et par la vie de cette jeune famille, nous commençons à lire la Bible, les psaumes surtout. Notre vie de couple semble retrouver un nouveau souffle et un nouvel espoir. Dieu semble réellement s'opposer à notre plan de nous séparer.

Après un temps de chômage, nous voici sur les places de marché, vendant différentes variétés de miel et produits de la ruche. Un jour, Daniel, un jeune homme se présente devant notre stand. Il lève vers moi un petit évangile de Jean et me demande:
"Es-tu chrétien?"
"Oh! Oui, je suis catholique"! "Mais qui est Jésus-Christ pour toi?" Je suis incapable de répondre.

Daniel, délivré de la drogue, muni de petits évangiles dans son sac, témoigne sur les places, dans les cafés. Il s'en va de lieux en lieux témoigner de son amour qu'il a découvert pour le Christ. Puis, D. nous fait connaître son ami G. Sous nos yeux curieux et étonnés, tous deux s'adressent à Dieu, avec leurs propres mots. Mais oui, ils prient pour nous... Mais quelle est cette nouvelle "religion" et où est votre lieu de rassemblement ou de rencontres, demandons-nous? Ils nous emmènent le dimanche suivant dans leur salle.

C'est dimanche, l'heure du message "Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu'il ait la vie éternelle". Nous n'avons jamais entendu de message si simple et si profond à la fois. Puis, le pasteur se met à décrire si fortement les souffrances de Christ au jardin de Gethsémané, puis à Golgotha. Il nous est impossible de retenir nos larmes. Dieu est en train de nous révéler l'amour du Christ, son Fils et de nous convaincre de nos péchés. Nous réalisons en ce moment même que Christ a réellement pris notre place à la croix, qu'il a été frappé et mis à mort à cause de nos propres fautes.
Après sept ans de mariage, et au même moment, Jésus-Christ nous libère tous deux de nos péchés passés. Il nous donne son pardon et nous remplit de Son amour. Quelques mois plus tard, convaincus que la Parole de Dieu nous demande de passer par les eaux du baptême, nous n'hésitons pas à nous faire baptiser par immersion. Durant cette même période, Il crée en nous une grande soif de lire et de méditer Sa Parole; nous voulons connaître ce qui est écrit dans ce Livre qu'on appelle la Bible.

L'appel des missions :

Sans enfant, nous nous posons la question: quel est le but de notre vie? Travailler pour satisfaire nos propres besoins? Gagner de l'argent pour construire une maison ou pour partir en vacances? N'y a+ il pas autre chose à réaliser ou à vivre? Un désir profond de nous tourner vers les autres, vers ceux qui ne connaissent pas encore Jésus- Christ comme leur Sauveur s'intensifie. Nous voulons les aider à Le connaître également. C'est le travail en Mission parmi les plus démunis ou défavorisés qui nous intéresse: l'Afrique. Un jour, nous sommes interpellés, en lisant l'évangile de Marc, par ces paroles des versets 29 et suivants: «Quiconque quittera à cause de moi et de l'évangile sa maison, ou ses frères, ou ses sœurs, ou sa mère, ou son père ou ses enfants, ou terres, recevra présentement dans ce siècle-ci, des maisons, des frères, des sœurs, des mères, des enfants et des terres, avec des persécution et dans le siècle à venir, la vie éternelle ».


Les biographies missionnaires sont l'objet de nos premières lectures après la Bible; et tout particulièrement, comme celles de Hudson Taylor, de Charles Studd, de William Carey et autres. Hudson Taylor écrit à ses parents en 1860: Nous sommes des enfants de Dieu aux ordres de Dieu pour faire l' œuvre de Dieu».
Une certaine phrase de Charles Studd ne me quitte plus: «Si Jésus-Christ est vraiment le Fils de Dieu, s'il est vraiment mort à la croix de Golgotha pour moi, alors, il n'y a aucun sacrifice qui ne soit trop grand pour moi. »

Les biographies missionnaires sont l'objet de nos premières lectures après la Bible; et tout particulièrement, comme celles de Hudson Taylor, de Charles Studd, de William Carey et autres. Hudson Taylor écrit à ses parents en 1860: Nous sommes des enfants de Dieu aux ordres de Dieu pour faire l' œuvre de Dieu».Une certaine phrase de Charles Studd ne me quitte plus: «Si Jésus-Christ est vraiment le Fils de Dieu, s'il est vraiment mort à la croix de Golgotha pour moi, alors, il n'y a aucun sacrifice qui ne soit trop grand pour moi. »

 

Pour approfondir nos connaissances de la Bible, nous décidons de consacrer un certain temps dans une école Biblique. Ignorants des besoins énormes en terres de mission, je demande à un étudiant zaïrois: «N'y aurait-il pas du travail pour nous dans ton pays? » Sa réponse est affirmative. Des chemins s'ouvrent pour partir en 1984 au Congo, ex-Zaïre. Nous vendons tous nos biens: voiture, caravane, meubles, terres et 2 petits vignes pour acheter nos tickets d'avion et pour faire face à nos premiers besoins dans ce nouveau pays.
Au début, sous un soleil parfois accablant et durant plusieurs heures, voir toute une journée, nos seuls moyens de transport sont nos jambes. Un peu plus tard, 2 vélos nous aident à aller plus loin
pour visiter des gens ou pour prêcher la Parole de Dieu dans diverses églises. Nous apprenons à nous réjouir lorsque nous sommes affligés par diverses épreuves ou que la souffrance nous atteint.

Petit à petit, des groupes de prières et des assemblées en Europe, touchés par notre travail, décident de nous soutenir. Ce soutien devient plus important lorsque nous accueillons nos premiers orphelins. Deux petits habitent déjà chez nous et 13 autres attendent d'être accueillis. Mais auparavant, il faut construire un foyer d'accueil pour eux. En quelques mois, la première maison est érigée sur l'île magnifique du lac Kivu au Zaïre. Entre-temps, une Land-rover toute neuve nous est offerte par un jeune chrétien d'Angleterre. Nous sommes heureux dans notre travail. Je prêche la Parole de Dieu dans diverses églises, sur les stades, dans les universités et donne des séminaires sur les signes précédant le retour du Christ? La forêt vierge nous attend; nos amis, les pygmées ont aussi besoin d'entendre parler de ce Dieu qui les aime.
Ma femme s'occupe de nos enfants orphelins qui nous donnent beaucoup de joie par leur simplicité et leur reconnaissance. Nous sommes une famille heureuse. Ainsi, nous passons sept années au Zaïre et deux années au Burundi. Nous acceptons l'invitation d'une église du Rwanda de diriger et d'enseigner les étudiants dans une Ecole biblique. Et voici que soudain, en 1994, c'est le tragique génocide! plus d'un million de morts, en à peine trois mois. Pour protéger nos enfants, nous restons avec eux pendant les deux premiers mois de cette tragédie rwandaise. La Parole de Dieu, tout spécialement le Psaume 91, nous rassure et nous donne une paix et une confiance absolue. Ce psaume devient l'objet de notre méditation quotidienne. Le Seigneur est présent, nous sentons sa présence à chaque instant. Durant cette période, Il accomplit de multiples miracles pour le bien de nos enfants et de nous-mêmes. Deux mois plus tard, la Croix Rouge nous évacue tous au Burundi, pays voisin en crise grave également.
Si vous voulez lire ce que nous avons vécu pendant ces 2 mois du génocide, vous le trouverez dans la petite revue chrétienne «réalités de la foi - Digest », N° 4/1998, BP 33 - 38660 St. Vincent-deMercuze.

En Afrique :

Invités par une Eglise d'Afrique, et âgés de la quarantaine, nous sommes partis comme missionnaires en Février 1984. Nous avons œuvré au sein des églises existantes dans les pays du Grand Lac: ex-Zaïre, Burundi et Rwanda. En 1989, parents sans enfant, nous avons construit un orphelinat sur une grande île pouvant accueillir plus de 15 orphelins. Le génocide de 1994 au Rwanda a suspendu pour un temps nos activités en Afrique jusqu'en 1999.

Joseph  : Pendant ces années, j'ai été appelé à évangéliser souvent en plein air, campus universitaires et dans les églises; invité à donner des séminaires de formation pour responsables d'églises; à diriger et à enseigner dans un institut biblique du Rwanda.

Après l'équivalent de 3 années d'études à l'Institut Biblique Emmaüs (Suisse) et l'obtention d'une licence à la Faculté de Théologie d'Aix en Provence, j'ai été conduit à enseigner dans plusieurs instituts bibliques du Burkina Faso.

Ilse : J'ai eu la joie d'accompagner Joseph dans des tournées africaines. Début 1989, un petit orphelin m'est confié, puis 2, 3 et jusqu'à 15. l'ai animé et dirigé cet orphelinat.


J'ai participé aux activités de femmes dans les églises où les questions de couple et de famille ont souvent été abordées.

Voici le témoignage de Ilse cliquez : ici

Voici leur travail aux missions cliquez : ici

 

Vous pouvez lui écrire et je transmettrai

 

 


Par Momoth
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Mardi 8 janvier 2008
 
 
Chers amis,
Avant de partir je me suis demandée : "comment mon corps va accepter le changement de climat? En effet, je souffre – il fait très chaud, mais l'humidité que je craignais tant, ne m'affecte pas trop pour le moment… Pourquoi suis-je partie ? Oh ! Si seulement j'étais restée en Alsace – tout me manque – comment aller jusqu'au bout de ces 3 mois… Voilà ce que j'aurais envie de vous écrire à certains moments. Mais comme je dois être raisonnable et comme l'enfant de Dieu ne doit pas se plaindre ni murmurer…
 
Je vais vous livrer mes premières impressions qui ne sont pas celles de Joseph qui vit les choses différemment. Nous sommes bien arrivés, bien accueillis, bien logés (ou à peu près).
Depuis notre départ de Guebwiller direction Colmar, grâce au bon service de notre frère Claude, tout s'est bien passé. A Strasbourg, quel accueil de notre sœur Marie Anna qui nous fait visiter le marché de Noël autour de la cathédrale. Le lendemain, nous nous retrouvons sous des palmiers en Afrique…
Dans l'avion, entourés presque que d'Ivoiriens – quelle ambiance ! Quand différentes tribus africaines se rencontrent (même dans un avion) : ça bouge, ça rit, ça s'amuse. Tout à coup, un groupe se lève, en plein vol, pour se saluer ou même pour se quereller. Et cela à haute voix ! Je crains que l'avion ne bascule. Je suis bien contente lorsque le pilote annonce des turbulences et demande à chacun de s'asseoir et de s'attacher.
 
Avant l'arrivée, nous commençons à changer petit à petit nos vêtements (préparés d'avance). Quel tohu-bohu à l'aéroport ! Tous les aéroports en Afrique se ressemblent… Un porteur fort et sympathique (un véritable Hercule) s'occupe de nos bagages. Nos valises, toujours trop lourdes à cause des cadeaux, des livres etc., ne sont pour lui que des boîtes d'allumettes… Joseph s'éloigne pour voir si nos amis nous attendent. A ce moment, mon Hercule me souffle à l'oreille : "Je veux 100 € pour mon service…" J'en ai le souffle coupé ! Mais comme je connais l'Afrique depuis plus de 20 ans, je ne suis nullement troublée et j'attends la suite des événements… Une 2 e fois : "Maman, je veux 100 €". Puis nous passons à travers les différents contrôles. Voici Joseph m'attend avec nos 2 amis pasteurs et un docteur. Chacun avec sa petite escorte de 3 ou 4 personnes (épouse, sœur, fils, fille, chauffeur…).
 
Commence alors une discussion vive au sujet de ces 100 €… Le docteur traite de voleur et de bandit mon Hercule ; et lui dit qu'il va l'emmener à la Gendarmerie. Puis me prend par la main pour m'éloigner. Tout à coup tout le monde crie, tout le monde s'agite. Même ceux qui ne sont pas concernés. Mais mon Hercule insiste. Un pasteur pose sa main sur sa tête en la secouant et lui dit de se repentir…
Pour ne pas être trop longue… car ça a pris du temps ; un pasteur lui donne le prix correct : l'équivalent de 2 €. Il l'accepte avec mépris. Lorsqu'il apprend que nous sommes des Serviteurs de l'Eternel, il nous demande pardon en s'inclinant. Puis, tout le monde s'en va. Tout cela m'a fait beaucoup rire… et je ris encore en vous écrivant…
 
Enfin 2 jours de calme et de repos à la maison ! Il faut se retrouver, s'organiser, connaître les environs. Dans la chambre à coucher, un vieux climatiseur ronronne allègrement. Mais grâce aux boulles Quies, on arrive à dormir. Une des premières visiteuses : une petit souris dans la mini-cuisine. En dehors de cela, il n'y a pas d'insecte à part quelques rampants...
 
Le pasteur et son épouse nous invitent chez eux. Ensemble, nous faisons les premières commissions. La maman pasteur me confie : "Papa (Joseph) m'a parlé de toi et de ton enseignement sur la valeur des enfants. Je veux beaucoup apprendre et "téter" chez toi… (expression afric.).
 
Comme dans différents autres pays d'Afrique, Joseph est invité à prêcher, le dimanche matin, sur la dîme et l'offrande. Abraham et Jacob, puis les chrétiens de Macédoine dans 2 Cor. 8, 1-5 orientent le message. A la fin, le Pasteur demande à Joseph de continuer encore 30 minutes...  A l'appel de se repentir pour ceux qui ont volé le Seigneur en étant infidèles quant à la dîme… Presque toute l'église se lève. Chacun demande à haute voix pardon au Seigneur en levant les mains vers le Dieu miséricordieux…
 
Aujourd'hui, lundi 10, nous irons nous inscrire auprès de nos Ambassades (obligatoire pour notre durée).
 
 
 
 
Merci pour vos réactions suite à mes premières impressions dès notre arrivée en Côte d'Ivoire ! En voici deux : Dan. " J'ai lu hier le compte rendu de Ilse ; oui j'ai bien ri !! avec les péripéties de votre arrivée."Et Gr. "Nous avons reçu vos nouvelles d'Abidjan, style journalistique, humours spéciaux, franchement ça fait rire.
Ces échos m'ont encouragée ! Il est vrai, les Africains peuvent être très comiques. Ils sont si naturels, spontanés et très serviables (surtout les vrais convertis). L'autre côté existe aussi comme partout d'ailleurs.
 
Au sujet du vécu dans l'avion et avec mon Hercule à l'aéroport, notre ami rwandais Gratien nous téléphone de Belgique. "Il n'y a qu'un africain qui peut vraiment comprendre ce que vous avez vécu en arrivant en Afrique! " Il n'arrête pas de rire car il sait de quoi il parle. Avec sa femme Alice, ils ont toujours été parmi les fidèles qui nous ont parfois attendus pendant des heures à l'aéroport de Cotonou au Bénin = retard de l'avion. 
 
Le 16, le pasteur Adama d'une église proche invite Joseph à donner le message lors des deux cultes successifs. Deux étages avec des centaines d'auditeurs ne suffisent pas. Deux télé sont installées à l'extérieur. Joseph est maintenant comme un aigle en plein vol ! Il ne se lasse ni se fatigue. Quand il prêche, il peut prendre tout son temps. Il a toute la liberté. Personne ne regarde la montre. L'Esprit souffle quand il veut et où il veut. Comme l'assemblée le suit attentivement et activement ! C'est comme cela que j'aime Joseph. J'assiste à toutes ses prédications et ne me fatigue pas de l'écouter. Il est entier : ni plaisanterie ni compromis. Invité à nouveau, ce 23, il donnera le message sur la personne de Jésus Christ aux deux cultes. Il en profite toujours pour parler de mon enseignement : "comment accompagner positivement les enfants dans leur éducation et quels sont les 7 besoins fondamentaux de l'enfant". Comme les appels à la conversion sont systématiques, les églises débordent.
 
Les invitations à l'enseignement ne manquent pas mais d'abord - place aux Fêtes. "Après les fêtes, après les fêtes" disent-ils. Toute l'année, ils travaillent pour se permettre de célébrer les Fêtes de fin d'Année. Pour ceux qui, peut-être, n'ont jamais eu une poule dans leur assiette durant l'année, la voici bien grillée... Pour les "mal habillés" ordinairement, voyez les comme ils sont bien endimanchés et bien chaussés, en route sur le chemin de l'église.
 
Et pour nous ? Nous voici bien acceptés dans la grande famille des africains. Ils perçoivent si bien et si vite ceux qui les aiment. Nous ne sommes pas "des personnes âgées", mais Papa et Maman, les "Vieux" que l'on respecte. Le mot "vieux" n'est ni péjoratif ni rabaissant.  C'est celui qu'on écoute et à qui l'on demande conseil.
 
Le 19, c'était la fête des musulmans mais pas celle du bouc ou de la brebis (!) car sur le gril en souvenir d'Abraham prêt à offrir à Dieu son fils. Même certains chrétiens partagent leurs fêtes car tout est fermé. A Noël, c'est le contraire  on s'entend.
 
A la veille des fêtes de Noël, nous vous envoyons nos veux les plus chaleureux pour un Noël rempli de la joie et de l'émerveillement de la venue de notre Sauveur Jésus-Christ.
      Et à l'aube de la Nouvelle Année , nous vous disons "Bonne et heureuse année" par Sa présence en   vous !
 
Déjà 3 abondantes pluies, inhabituelles pour le mois de décembre, est-il dit, avec orages et tonnerres fracassants. Mais la chaleur humide revient vite. Ne parlons pas de chaleur... Le sauna est garanti et gratuit – à chaque moment et tous les jours.
 
Sujets de prières :  
- Que nos amis Gratien et Alice (rwandais) reçoivent leur statut de réfugiés en Belgique.
- Pour notre protection quotidienne à pied, en voiture, en taxi.
 
Belle phrase de Oswald Chambers: "Seules les âmes fidèles croient que Dieu dirige lui-même les circonstances de leur vie".
 
Nous remercions Dieu pour vous, pour votre amitié, pour votre appui et votre soutien.
 
         "Et la Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité…"
 
     
 
                                                                        
 
Les Fêtes finies, la vie reprend son rythme normal.
La veillée de Noël, nous le vivons dans l'église toute proche de chez nous. Ce n'est pas la "douce nuit, sainte nuit" ni "stille Nacht, heilige Nacht". Mais une soirée/nuit très animée, très vibrante avec des instruments de musique moderne. Le tempérament des africains est "imbattable". Par crainte de trop me fatiguer, je n'ose pas assister au Réveillon… Couchés comme d'habitude, la nouvelle année voit le jour sans nous.
 
Le Docteur Emmanuel (gynécologue) nous invite pour le repas de Noël dans sa famille. Connu avec son épouse, en Juillet dernier, lors du séminaire donné par Joseph à Bruxelles. Spontanément, ils nous invitent à les contacter dès notre arrivée à Abidjan. Grâce à lui, nous sommes logés dans une mini-maisonnette. Le jour du Nouvel An, avec sa famille, nous le vivons au bord de la mer. L'océan est toujours très agité. Il est méchant, dit-on, et fait peur à beaucoup.
 
Les invitations des églises ne manquent pas. Les visiteurs ou étrangers ont toujours la priorité. Sans hésiter, pour les écouter, ils modifient leur programme longtemps établi d'avance.
Chaque dimanche Joseph donne le message (parfois 2 fois) ; différents séminaires (5 jours en général) sur le retour de Jésus, Israel et autres sujets. Trois soirées par semaine, je partage la Parole avec les Mamans : l'éducation des enfants. Puis enseigne les familles (ensemble avec Joseph) - sur l'importance que Dieu donne aux soins des enfants (Deut. 6 – 9) et Matth. 18, 1 – 11). Et développe en Matthieu les verbes : recevoir– scandaliser – mépriser les enfants. Elles souhaitent particulièrement connaître cette relation anges-enfants. Très attentives, leurs questions sont parfois très pertinentes. Le temps ne compte pas.
 
L'église du Pasteur Emmanuel est à 45 mn de chez nous. Au sol, du sable, toiture de tôles cassées, morceaux de planches en guise de murs. Peut-être certains parmi vous n'oseraient pas rentrer ; d'autres feraient demi-tour. Avec peine nous réussissons à tenir quelques heures. Les quelques ventilateurs ne suffisent pas pour garder sèche la chemise de Joseph. Pendant la prédication, elle est toujours mouillée de sueur. De retour à la maison, une bonne douche est appréciée.
 
A la fin du culte, le Pasteur lance quelques avertissements : "Jeunes filles, je ne veux pas vous voir avec des jupes au-dessus du genou dans mon église. Je vous mettrai toutes nues, devant tous, puisque vous voulez être vues". Il reprend "... je ne veux pas". Et toute l'assemblée répète "je ne veux pas". Puis si vos vêtement montrent nombril ou seins, j'y mettrai du sable dedans". Il ramasse du sable sous ses pieds et redit :"j'y mettrai du sable dedans". Toute l'assemblée répète "j'y mettrai du sable dedans"…
 
Il y a aussi des sidéens qui vivent dans l'église. Après quelques médicaments, ils attendent la guérison par les jeûnes et prières. La jeune Patricia , extrêmement maigre, mais toujours belle, vit lentement, parmi d'autres, son rétablissement. Je quitte ma place et m'assois à son côté. Mon bras autour de son épaule, elle me regarde et sourit. Au départ, je lui laisse mon foulard. Beaucoup de femmes couvrent leur tête pendant le culte. Elle n'en a pas. Ses yeux m'accompagnent jusqu'à la sortie. Apporter un peu de consolation et de compassion, c'est beaucoup pour ces chrétiens dans la misère. "Jésus était ému de compassion…". Thème que Joseph aime aussi prêcher.
 
Dans la 2° église (1 millier de chrétiens au culte), qualité du Pasteur Adama : sa bonté. C'est son don. Sensible et compatissant, généreux et serviable, il prend bien soin de notre séjour ! Après les deux prédications du dimanche de Joseph, il nous invite à partager le repas dans sa famille. L'entendre parler de sa conversion de l'islam au christianisme est touchant.
 
Combien vos bons vœux, bonnes pensées, signes d'affection et d'amour nous touchent ! Une joie particulière : reçu une série de dessins/photos, avec musique - thème : "Nos hivers d'autrefois". Des enfants font de la luge dans la neige ; s'amusent avec le bonhomme de neige etc. – (comme moi, autrefois).
Notre santé va (encore) bien… à part une attaque de paludisme (nous deux), efficacement traité car en son début.
 
Proverbes africains qui montrent la valeur des Vieux : "Une vielle marmite fait de bonnes sauces.." et "Un Vieux assis voit plus loin qu'un jeune debout".
 
Belle phrase de Spurgeon : "Le Seigneur se charge de notre fardeau tout entier et subvient complètement à nos besoins."
Je t'aiderai  Es 41,14.
 
                                                  Fraternellement   vos    Ilse et Joseph
Par Momoth
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