~ Bonne visite sur mon blog. Que Dieu vous bénisse~

 
 
 
 
Mardi 8 janvier 2008
 
 
Chers amis,
Avant de partir je me suis demandée : "comment mon corps va accepter le changement de climat? En effet, je souffre – il fait très chaud, mais l'humidité que je craignais tant, ne m'affecte pas trop pour le moment… Pourquoi suis-je partie ? Oh ! Si seulement j'étais restée en Alsace – tout me manque – comment aller jusqu'au bout de ces 3 mois… Voilà ce que j'aurais envie de vous écrire à certains moments. Mais comme je dois être raisonnable et comme l'enfant de Dieu ne doit pas se plaindre ni murmurer…
 
Je vais vous livrer mes premières impressions qui ne sont pas celles de Joseph qui vit les choses différemment. Nous sommes bien arrivés, bien accueillis, bien logés (ou à peu près).
Depuis notre départ de Guebwiller direction Colmar, grâce au bon service de notre frère Claude, tout s'est bien passé. A Strasbourg, quel accueil de notre sœur Marie Anna qui nous fait visiter le marché de Noël autour de la cathédrale. Le lendemain, nous nous retrouvons sous des palmiers en Afrique…
Dans l'avion, entourés presque que d'Ivoiriens – quelle ambiance ! Quand différentes tribus africaines se rencontrent (même dans un avion) : ça bouge, ça rit, ça s'amuse. Tout à coup, un groupe se lève, en plein vol, pour se saluer ou même pour se quereller. Et cela à haute voix ! Je crains que l'avion ne bascule. Je suis bien contente lorsque le pilote annonce des turbulences et demande à chacun de s'asseoir et de s'attacher.
 
Avant l'arrivée, nous commençons à changer petit à petit nos vêtements (préparés d'avance). Quel tohu-bohu à l'aéroport ! Tous les aéroports en Afrique se ressemblent… Un porteur fort et sympathique (un véritable Hercule) s'occupe de nos bagages. Nos valises, toujours trop lourdes à cause des cadeaux, des livres etc., ne sont pour lui que des boîtes d'allumettes… Joseph s'éloigne pour voir si nos amis nous attendent. A ce moment, mon Hercule me souffle à l'oreille : "Je veux 100 € pour mon service…" J'en ai le souffle coupé ! Mais comme je connais l'Afrique depuis plus de 20 ans, je ne suis nullement troublée et j'attends la suite des événements… Une 2 e fois : "Maman, je veux 100 €". Puis nous passons à travers les différents contrôles. Voici Joseph m'attend avec nos 2 amis pasteurs et un docteur. Chacun avec sa petite escorte de 3 ou 4 personnes (épouse, sœur, fils, fille, chauffeur…).
 
Commence alors une discussion vive au sujet de ces 100 €… Le docteur traite de voleur et de bandit mon Hercule ; et lui dit qu'il va l'emmener à la Gendarmerie. Puis me prend par la main pour m'éloigner. Tout à coup tout le monde crie, tout le monde s'agite. Même ceux qui ne sont pas concernés. Mais mon Hercule insiste. Un pasteur pose sa main sur sa tête en la secouant et lui dit de se repentir…
Pour ne pas être trop longue… car ça a pris du temps ; un pasteur lui donne le prix correct : l'équivalent de 2 €. Il l'accepte avec mépris. Lorsqu'il apprend que nous sommes des Serviteurs de l'Eternel, il nous demande pardon en s'inclinant. Puis, tout le monde s'en va. Tout cela m'a fait beaucoup rire… et je ris encore en vous écrivant…
 
Enfin 2 jours de calme et de repos à la maison ! Il faut se retrouver, s'organiser, connaître les environs. Dans la chambre à coucher, un vieux climatiseur ronronne allègrement. Mais grâce aux boulles Quies, on arrive à dormir. Une des premières visiteuses : une petit souris dans la mini-cuisine. En dehors de cela, il n'y a pas d'insecte à part quelques rampants...
 
Le pasteur et son épouse nous invitent chez eux. Ensemble, nous faisons les premières commissions. La maman pasteur me confie : "Papa (Joseph) m'a parlé de toi et de ton enseignement sur la valeur des enfants. Je veux beaucoup apprendre et "téter" chez toi… (expression afric.).
 
Comme dans différents autres pays d'Afrique, Joseph est invité à prêcher, le dimanche matin, sur la dîme et l'offrande. Abraham et Jacob, puis les chrétiens de Macédoine dans 2 Cor. 8, 1-5 orientent le message. A la fin, le Pasteur demande à Joseph de continuer encore 30 minutes...  A l'appel de se repentir pour ceux qui ont volé le Seigneur en étant infidèles quant à la dîme… Presque toute l'église se lève. Chacun demande à haute voix pardon au Seigneur en levant les mains vers le Dieu miséricordieux…
 
Aujourd'hui, lundi 10, nous irons nous inscrire auprès de nos Ambassades (obligatoire pour notre durée).
 
 
 
 
Merci pour vos réactions suite à mes premières impressions dès notre arrivée en Côte d'Ivoire ! En voici deux : Dan. " J'ai lu hier le compte rendu de Ilse ; oui j'ai bien ri !! avec les péripéties de votre arrivée."Et Gr. "Nous avons reçu vos nouvelles d'Abidjan, style journalistique, humours spéciaux, franchement ça fait rire.
Ces échos m'ont encouragée ! Il est vrai, les Africains peuvent être très comiques. Ils sont si naturels, spontanés et très serviables (surtout les vrais convertis). L'autre côté existe aussi comme partout d'ailleurs.
 
Au sujet du vécu dans l'avion et avec mon Hercule à l'aéroport, notre ami rwandais Gratien nous téléphone de Belgique. "Il n'y a qu'un africain qui peut vraiment comprendre ce que vous avez vécu en arrivant en Afrique! " Il n'arrête pas de rire car il sait de quoi il parle. Avec sa femme Alice, ils ont toujours été parmi les fidèles qui nous ont parfois attendus pendant des heures à l'aéroport de Cotonou au Bénin = retard de l'avion. 
 
Le 16, le pasteur Adama d'une église proche invite Joseph à donner le message lors des deux cultes successifs. Deux étages avec des centaines d'auditeurs ne suffisent pas. Deux télé sont installées à l'extérieur. Joseph est maintenant comme un aigle en plein vol ! Il ne se lasse ni se fatigue. Quand il prêche, il peut prendre tout son temps. Il a toute la liberté. Personne ne regarde la montre. L'Esprit souffle quand il veut et où il veut. Comme l'assemblée le suit attentivement et activement ! C'est comme cela que j'aime Joseph. J'assiste à toutes ses prédications et ne me fatigue pas de l'écouter. Il est entier : ni plaisanterie ni compromis. Invité à nouveau, ce 23, il donnera le message sur la personne de Jésus Christ aux deux cultes. Il en profite toujours pour parler de mon enseignement : "comment accompagner positivement les enfants dans leur éducation et quels sont les 7 besoins fondamentaux de l'enfant". Comme les appels à la conversion sont systématiques, les églises débordent.
 
Les invitations à l'enseignement ne manquent pas mais d'abord - place aux Fêtes. "Après les fêtes, après les fêtes" disent-ils. Toute l'année, ils travaillent pour se permettre de célébrer les Fêtes de fin d'Année. Pour ceux qui, peut-être, n'ont jamais eu une poule dans leur assiette durant l'année, la voici bien grillée... Pour les "mal habillés" ordinairement, voyez les comme ils sont bien endimanchés et bien chaussés, en route sur le chemin de l'église.
 
Et pour nous ? Nous voici bien acceptés dans la grande famille des africains. Ils perçoivent si bien et si vite ceux qui les aiment. Nous ne sommes pas "des personnes âgées", mais Papa et Maman, les "Vieux" que l'on respecte. Le mot "vieux" n'est ni péjoratif ni rabaissant.  C'est celui qu'on écoute et à qui l'on demande conseil.
 
Le 19, c'était la fête des musulmans mais pas celle du bouc ou de la brebis (!) car sur le gril en souvenir d'Abraham prêt à offrir à Dieu son fils. Même certains chrétiens partagent leurs fêtes car tout est fermé. A Noël, c'est le contraire  on s'entend.
 
A la veille des fêtes de Noël, nous vous envoyons nos veux les plus chaleureux pour un Noël rempli de la joie et de l'émerveillement de la venue de notre Sauveur Jésus-Christ.
      Et à l'aube de la Nouvelle Année , nous vous disons "Bonne et heureuse année" par Sa présence en   vous !
 
Déjà 3 abondantes pluies, inhabituelles pour le mois de décembre, est-il dit, avec orages et tonnerres fracassants. Mais la chaleur humide revient vite. Ne parlons pas de chaleur... Le sauna est garanti et gratuit – à chaque moment et tous les jours.
 
Sujets de prières :  
- Que nos amis Gratien et Alice (rwandais) reçoivent leur statut de réfugiés en Belgique.
- Pour notre protection quotidienne à pied, en voiture, en taxi.
 
Belle phrase de Oswald Chambers: "Seules les âmes fidèles croient que Dieu dirige lui-même les circonstances de leur vie".
 
Nous remercions Dieu pour vous, pour votre amitié, pour votre appui et votre soutien.
 
         "Et la Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité…"
 
     
 
                                                                        
 
Les Fêtes finies, la vie reprend son rythme normal.
La veillée de Noël, nous le vivons dans l'église toute proche de chez nous. Ce n'est pas la "douce nuit, sainte nuit" ni "stille Nacht, heilige Nacht". Mais une soirée/nuit très animée, très vibrante avec des instruments de musique moderne. Le tempérament des africains est "imbattable". Par crainte de trop me fatiguer, je n'ose pas assister au Réveillon… Couchés comme d'habitude, la nouvelle année voit le jour sans nous.
 
Le Docteur Emmanuel (gynécologue) nous invite pour le repas de Noël dans sa famille. Connu avec son épouse, en Juillet dernier, lors du séminaire donné par Joseph à Bruxelles. Spontanément, ils nous invitent à les contacter dès notre arrivée à Abidjan. Grâce à lui, nous sommes logés dans une mini-maisonnette. Le jour du Nouvel An, avec sa famille, nous le vivons au bord de la mer. L'océan est toujours très agité. Il est méchant, dit-on, et fait peur à beaucoup.
 
Les invitations des églises ne manquent pas. Les visiteurs ou étrangers ont toujours la priorité. Sans hésiter, pour les écouter, ils modifient leur programme longtemps établi d'avance.
Chaque dimanche Joseph donne le message (parfois 2 fois) ; différents séminaires (5 jours en général) sur le retour de Jésus, Israel et autres sujets. Trois soirées par semaine, je partage la Parole avec les Mamans : l'éducation des enfants. Puis enseigne les familles (ensemble avec Joseph) - sur l'importance que Dieu donne aux soins des enfants (Deut. 6 – 9) et Matth. 18, 1 – 11). Et développe en Matthieu les verbes : recevoir– scandaliser – mépriser les enfants. Elles souhaitent particulièrement connaître cette relation anges-enfants. Très attentives, leurs questions sont parfois très pertinentes. Le temps ne compte pas.
 
L'église du Pasteur Emmanuel est à 45 mn de chez nous. Au sol, du sable, toiture de tôles cassées, morceaux de planches en guise de murs. Peut-être certains parmi vous n'oseraient pas rentrer ; d'autres feraient demi-tour. Avec peine nous réussissons à tenir quelques heures. Les quelques ventilateurs ne suffisent pas pour garder sèche la chemise de Joseph. Pendant la prédication, elle est toujours mouillée de sueur. De retour à la maison, une bonne douche est appréciée.
 
A la fin du culte, le Pasteur lance quelques avertissements : "Jeunes filles, je ne veux pas vous voir avec des jupes au-dessus du genou dans mon église. Je vous mettrai toutes nues, devant tous, puisque vous voulez être vues". Il reprend "... je ne veux pas". Et toute l'assemblée répète "je ne veux pas". Puis si vos vêtement montrent nombril ou seins, j'y mettrai du sable dedans". Il ramasse du sable sous ses pieds et redit :"j'y mettrai du sable dedans". Toute l'assemblée répète "j'y mettrai du sable dedans"…
 
Il y a aussi des sidéens qui vivent dans l'église. Après quelques médicaments, ils attendent la guérison par les jeûnes et prières. La jeune Patricia , extrêmement maigre, mais toujours belle, vit lentement, parmi d'autres, son rétablissement. Je quitte ma place et m'assois à son côté. Mon bras autour de son épaule, elle me regarde et sourit. Au départ, je lui laisse mon foulard. Beaucoup de femmes couvrent leur tête pendant le culte. Elle n'en a pas. Ses yeux m'accompagnent jusqu'à la sortie. Apporter un peu de consolation et de compassion, c'est beaucoup pour ces chrétiens dans la misère. "Jésus était ému de compassion…". Thème que Joseph aime aussi prêcher.
 
Dans la 2° église (1 millier de chrétiens au culte), qualité du Pasteur Adama : sa bonté. C'est son don. Sensible et compatissant, généreux et serviable, il prend bien soin de notre séjour ! Après les deux prédications du dimanche de Joseph, il nous invite à partager le repas dans sa famille. L'entendre parler de sa conversion de l'islam au christianisme est touchant.
 
Combien vos bons vœux, bonnes pensées, signes d'affection et d'amour nous touchent ! Une joie particulière : reçu une série de dessins/photos, avec musique - thème : "Nos hivers d'autrefois". Des enfants font de la luge dans la neige ; s'amusent avec le bonhomme de neige etc. – (comme moi, autrefois).
Notre santé va (encore) bien… à part une attaque de paludisme (nous deux), efficacement traité car en son début.
 
Proverbes africains qui montrent la valeur des Vieux : "Une vielle marmite fait de bonnes sauces.." et "Un Vieux assis voit plus loin qu'un jeune debout".
 
Belle phrase de Spurgeon : "Le Seigneur se charge de notre fardeau tout entier et subvient complètement à nos besoins."
Je t'aiderai  Es 41,14.
 
                                                  Fraternellement   vos    Ilse et Joseph
Mercredi 21 mars 2007

Témoignage de conversion

L'enfance :

Je suis né dans une famille catholique de 5 enfants, près de la Manche. Peu après la guerre, mes parents, agriculteurs, émigrent dans le Midi. Six ans plus tard, un évènement bouleverse la vie de toute la famille. Notre père vient de mourir sous la roue d'une remorque, tirée par un cheval emballé. Il décède dans les minutes qui suivent. Une année plus tard (âgé de 9 ans), ma mère me place sur le conseil d'un prêtre dans un séminaire qui forme les futurs prêtres.

Sept années extrêmement difficiles car je n'arrive pas à m'épanouir dans cette vie religieuse, coupée du monde et de la famille. Vers 18 ans, après plusieurs essais, je quitte définitivement ce milieu afin de me préparer à la vie active. Des années de troubles se suivent remplies d'interrogations ??? comment et où trouver la vérité: dans les cathédrales, les basiliques, les bâtiments d'églises et lieux de pèlerinages? Non, car j'en ressors vide et insatisfait. Croire en Dieu, oui, d'accord - mais comment l'atteindre et lui parler? Vers 24 ans, un prêtre canadien m'invite à partir avec lui dans son pays pour devenir prêtre. Impossible de refuser car peut-être trouverai-je alors des réponses à mes questions. Mais, Dieu a un autre plan pour moi!

En ce même temps, je rencontre à Paris, une étudiante étrangère. Ilse. y est venue apprendre la langue française; est protestante, mais aussi insatisfaite de sa religion. Au début, la religion n'intéresse ni l'un ni l'autre ou guère. Nous sommes heureux de découvrir Paris ensemble, d'aller écouter des concerts d'orgue dans la cathédrale Notre Dame de Paris et dans d'autres églises; nous admirons les styles gothiques et romans, les bâtiments et les vitraux. Peu à peu, notre intérêt se porte sur la religion de l'autre. Mais Martin Luther ( qu'elle admire) - Non, je ne peux l'accepter, surtout pas son mariage avec une religieuse (quel scandale!... ) C'est une église renégate et une ennemie de la mienne, seule et véritable. :Elle me fait comprendre qu'elle ne peut pas accepter de croire au purgatoire, aux saints qu'il faut vénérer ou prier, aux messes ou aux prières pour les morts etc.

Le mariage :

La vie est belle eJ nous sommes heureux d'être ensemble à Paris -la ville des amoureux, dit-on! j'ose prononcer 'mariage' mais elle n'y pense pas encore car elle croit avoir un autre plan. Pourtant, deux ans plus tard, le mariage se concrétise en Provence. Pour plaire à ma famille, nous le célébrons à l'église catholique. Puis le bonheur des premières années semble s'envoler; nos deux tempéraments 'franco-germaniques' sont si différents; ils sont incompatibles! C'est ainsi, qu'en 7° année de mariage, nous n'avons plus envie de vivre ensemble. Elle songe quitter la France pour regagner l'Allemagne, son pays.

Réconciliation et conversion :

Mais voici que nous faisons la connaissance d'un ex-ermite, marié, qui expose des icônes. Il les commente si bien que nous sommes profondément touché. Il nous encourage à acheter notre première bible (de Jérusalem). Attirés par la profondeur de ses commentaires religieux et par la vie de cette jeune famille, nous commençons à lire la Bible, les psaumes surtout. Notre vie de couple semble retrouver un nouveau souffle et un nouvel espoir. Dieu semble réellement s'opposer à notre plan de nous séparer.

Après un temps de chômage, nous voici sur les places de marché, vendant différentes variétés de miel et produits de la ruche. Un jour, Daniel, un jeune homme se présente devant notre stand. Il lève vers moi un petit évangile de Jean et me demande:
"Es-tu chrétien?"
"Oh! Oui, je suis catholique"! "Mais qui est Jésus-Christ pour toi?" Je suis incapable de répondre.

Daniel, délivré de la drogue, muni de petits évangiles dans son sac, témoigne sur les places, dans les cafés. Il s'en va de lieux en lieux témoigner de son amour qu'il a découvert pour le Christ. Puis, D. nous fait connaître son ami G. Sous nos yeux curieux et étonnés, tous deux s'adressent à Dieu, avec leurs propres mots. Mais oui, ils prient pour nous... Mais quelle est cette nouvelle "religion" et où est votre lieu de rassemblement ou de rencontres, demandons-nous? Ils nous emmènent le dimanche suivant dans leur salle.

C'est dimanche, l'heure du message "Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu'il ait la vie éternelle". Nous n'avons jamais entendu de message si simple et si profond à la fois. Puis, le pasteur se met à décrire si fortement les souffrances de Christ au jardin de Gethsémané, puis à Golgotha. Il nous est impossible de retenir nos larmes. Dieu est en train de nous révéler l'amour du Christ, son Fils et de nous convaincre de nos péchés. Nous réalisons en ce moment même que Christ a réellement pris notre place à la croix, qu'il a été frappé et mis à mort à cause de nos propres fautes.
Après sept ans de mariage, et au même moment, Jésus-Christ nous libère tous deux de nos péchés passés. Il nous donne son pardon et nous remplit de Son amour. Quelques mois plus tard, convaincus que la Parole de Dieu nous demande de passer par les eaux du baptême, nous n'hésitons pas à nous faire baptiser par immersion. Durant cette même période, Il crée en nous une grande soif de lire et de méditer Sa Parole; nous voulons connaître ce qui est écrit dans ce Livre qu'on appelle la Bible.

L'appel des missions :

Sans enfant, nous nous posons la question: quel est le but de notre vie? Travailler pour satisfaire nos propres besoins? Gagner de l'argent pour construire une maison ou pour partir en vacances? N'y a+ il pas autre chose à réaliser ou à vivre? Un désir profond de nous tourner vers les autres, vers ceux qui ne connaissent pas encore Jésus- Christ comme leur Sauveur s'intensifie. Nous voulons les aider à Le connaître également. C'est le travail en Mission parmi les plus démunis ou défavorisés qui nous intéresse: l'Afrique. Un jour, nous sommes interpellés, en lisant l'évangile de Marc, par ces paroles des versets 29 et suivants: «Quiconque quittera à cause de moi et de l'évangile sa maison, ou ses frères, ou ses sœurs, ou sa mère, ou son père ou ses enfants, ou terres, recevra présentement dans ce siècle-ci, des maisons, des frères, des sœurs, des mères, des enfants et des terres, avec des persécution et dans le siècle à venir, la vie éternelle ».


Les biographies missionnaires sont l'objet de nos premières lectures après la Bible; et tout particulièrement, comme celles de Hudson Taylor, de Charles Studd, de William Carey et autres. Hudson Taylor écrit à ses parents en 1860: Nous sommes des enfants de Dieu aux ordres de Dieu pour faire l' œuvre de Dieu».
Une certaine phrase de Charles Studd ne me quitte plus: «Si Jésus-Christ est vraiment le Fils de Dieu, s'il est vraiment mort à la croix de Golgotha pour moi, alors, il n'y a aucun sacrifice qui ne soit trop grand pour moi. »

Les biographies missionnaires sont l'objet de nos premières lectures après la Bible; et tout particulièrement, comme celles de Hudson Taylor, de Charles Studd, de William Carey et autres. Hudson Taylor écrit à ses parents en 1860: Nous sommes des enfants de Dieu aux ordres de Dieu pour faire l' œuvre de Dieu».Une certaine phrase de Charles Studd ne me quitte plus: «Si Jésus-Christ est vraiment le Fils de Dieu, s'il est vraiment mort à la croix de Golgotha pour moi, alors, il n'y a aucun sacrifice qui ne soit trop grand pour moi. »

 

Pour approfondir nos connaissances de la Bible, nous décidons de consacrer un certain temps dans une école Biblique. Ignorants des besoins énormes en terres de mission, je demande à un étudiant zaïrois: «N'y aurait-il pas du travail pour nous dans ton pays? » Sa réponse est affirmative. Des chemins s'ouvrent pour partir en 1984 au Congo, ex-Zaïre. Nous vendons tous nos biens: voiture, caravane, meubles, terres et 2 petits vignes pour acheter nos tickets d'avion et pour faire face à nos premiers besoins dans ce nouveau pays.
Au début, sous un soleil parfois accablant et durant plusieurs heures, voir toute une journée, nos seuls moyens de transport sont nos jambes. Un peu plus tard, 2 vélos nous aident à aller plus loin
pour visiter des gens ou pour prêcher la Parole de Dieu dans diverses églises. Nous apprenons à nous réjouir lorsque nous sommes affligés par diverses épreuves ou que la souffrance nous atteint.

Petit à petit, des groupes de prières et des assemblées en Europe, touchés par notre travail, décident de nous soutenir. Ce soutien devient plus important lorsque nous accueillons nos premiers orphelins. Deux petits habitent déjà chez nous et 13 autres attendent d'être accueillis. Mais auparavant, il faut construire un foyer d'accueil pour eux. En quelques mois, la première maison est érigée sur l'île magnifique du lac Kivu au Zaïre. Entre-temps, une Land-rover toute neuve nous est offerte par un jeune chrétien d'Angleterre. Nous sommes heureux dans notre travail. Je prêche la Parole de Dieu dans diverses églises, sur les stades, dans les universités et donne des séminaires sur les signes précédant le retour du Christ? La forêt vierge nous attend; nos amis, les pygmées ont aussi besoin d'entendre parler de ce Dieu qui les aime.
Ma femme s'occupe de nos enfants orphelins qui nous donnent beaucoup de joie par leur simplicité et leur reconnaissance. Nous sommes une famille heureuse. Ainsi, nous passons sept années au Zaïre et deux années au Burundi. Nous acceptons l'invitation d'une église du Rwanda de diriger et d'enseigner les étudiants dans une Ecole biblique. Et voici que soudain, en 1994, c'est le tragique génocide! plus d'un million de morts, en à peine trois mois. Pour protéger nos enfants, nous restons avec eux pendant les deux premiers mois de cette tragédie rwandaise. La Parole de Dieu, tout spécialement le Psaume 91, nous rassure et nous donne une paix et une confiance absolue. Ce psaume devient l'objet de notre méditation quotidienne. Le Seigneur est présent, nous sentons sa présence à chaque instant. Durant cette période, Il accomplit de multiples miracles pour le bien de nos enfants et de nous-mêmes. Deux mois plus tard, la Croix Rouge nous évacue tous au Burundi, pays voisin en crise grave également.
Si vous voulez lire ce que nous avons vécu pendant ces 2 mois du génocide, vous le trouverez dans la petite revue chrétienne «réalités de la foi - Digest », N° 4/1998, BP 33 - 38660 St. Vincent-deMercuze.

En Afrique :

Invités par une Eglise d'Afrique, et âgés de la quarantaine, nous sommes partis comme missionnaires en Février 1984. Nous avons œuvré au sein des églises existantes dans les pays du Grand Lac: ex-Zaïre, Burundi et Rwanda. En 1989, parents sans enfant, nous avons construit un orphelinat sur une grande île pouvant accueillir plus de 15 orphelins. Le génocide de 1994 au Rwanda a suspendu pour un temps nos activités en Afrique jusqu'en 1999.

Joseph  : Pendant ces années, j'ai été appelé à évangéliser souvent en plein air, campus universitaires et dans les églises; invité à donner des séminaires de formation pour responsables d'églises; à diriger et à enseigner dans un institut biblique du Rwanda.

Après l'équivalent de 3 années d'études à l'Institut Biblique Emmaüs (Suisse) et l'obtention d'une licence à la Faculté de Théologie d'Aix en Provence, j'ai été conduit à enseigner dans plusieurs instituts bibliques du Burkina Faso.

Ilse : J'ai eu la joie d'accompagner Joseph dans des tournées africaines. Début 1989, un petit orphelin m'est confié, puis 2, 3 et jusqu'à 15. l'ai animé et dirigé cet orphelinat.


J'ai participé aux activités de femmes dans les églises où les questions de couple et de famille ont souvent été abordées.

Voici le témoignage de Ilse cliquez : ici

Voici leur travail aux missions cliquez : ici

 

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